Le Harcèlement, osons le nommer.
- Anne Besure

- il y a 2 jours
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Comprendre ce qui se joue pour sortir du piège
Celui qui harcèle cherche à tester vos frontières. Dire non, c’est lui rappeler qu’elles existent.
Le harcèlement, ce n’est pas juste un "conflit" ou une "mauvaise entente" : c’est une violence répétée, souvent insidieuse, qui vise à dominer, à rabaisser, à contrôler. Il peut prendre des formes multiples : paroles blessantes, gestes, regards, isolement, critiques déguisées, harcèlement numérique…
Ce qui permet au harcèlement de s’installer ? Trois mécanismes principaux :
La honte : "C’est sûrement de ma faute."
La peur : "Si je parle, ça va empirer."
L’isolement : "Personne ne pourra me croire ou m’aider."
Le harceleur s’appuie sur ces failles pour maintenir son pouvoir.
Sortir du flou : nommer la situation
Mettre des mots, c’est déjà ouvrir une porte. Même si c’est juste se dire à soi-même :
"Là, je ne me sens pas respecté·e."
"Ce que je vis ressemble à du harcèlement."
Parfois, parler à une personne extérieure, neutre, peut aider à y voir plus clair : ami·e de confiance, thérapeute, association spécialisée.
Nommer, c’est commencer à se libérer.
Nommer, c’est donc une première protection. Mais comment poser une vraie limite face à la personne qui harcèle ? Ce sera le sujet du prochain article.
A très bientôt!
Chaleureusement,
Anne



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