top of page

ANNE BESURE

Fondatrice de Accemo® | Soins Harmonisants
Experte en accompagnement des traumatismes
Auteure | Illustratrice

Au cœur de l'oignon...rien à réparer.

Une métaphore joyeuse du chemin thérapeutique

On imagine parfois le travail thérapeutique comme quelque chose de grave, de lourd, presque solennel. Comme s’il fallait forcément souffrir pour se rencontrer. Et si ce n’était pas tout à fait vrai ?

J'ai eu envie de partager avec vous cette métaphore, simple, vivante, presque ludique, pour parler de ce chemin intérieur : celle de l’oignon.


Couche après couche, sans urgence.

Un oignon, ça ne se brusque pas. On enlève une couche, puis une autre. Certaines glissent facilement, d’autres résistent un peu. Parfois, on pleure, mais pas parce que c’est mal, plutôt parce que quelque chose se libère.

En thérapie, c’est souvent pareil. On ne va pas “au fond” tout de suite. On commence par ce qui est là, aujourd’hui: les rôles, les habitudes, les protections, les réflexes appris pour tenir debout.

Chaque couche a eu son utilité. Aucune n’est inutile, ni ridicule. Elles ont servi à protéger, à s’adapter, à survivre parfois.


Surprise: il n’y a pas de noyau dur.

Contrairement à ce qu’on croit, le centre de l’oignon n’est pas un caillou. Ce n’est pas quelque chose de figé, de dur, d’inaccessible.

Quand on arrive au cœur, il y a souvent…quelque chose de tendre, de chaud, de vivant.

Un espace sensible, lumineux, qui n’a pas besoin d’être “réparé”, seulement reconnu.


Le centre n’est pas une performance.

Atteindre le centre de son oignon intérieur n’est pas un exploit. Ce n’est pas un objectif à atteindre, ni une version “améliorée” de soi.

C’est plutôt un retour. Un retour à une sensation simple :“Je peux être là, tel que je suis, sans me cacher.”

Et parfois, ce centre n’est accessible que par moments. Puis il se recouvre à nouveau de couches. Et ce n’est pas grave.


Une aventure sérieuse… sans se prendre trop au sérieux.

Oui, le travail thérapeutique est profond.

Oui, il touche à l’intime, à l’histoire, aux blessures anciennes.

Mais il peut aussi être doux, parfois même joyeux, et par moments, étonnamment léger.

Comme peler un oignon à la lumière du jour, en souriant de ce qui apparaît, en respectant le rythme, en sachant que chaque couche enlevée est déjà un pas vers plus de présence.

Et qu’au cœur, il n’y a pas quelque chose à devenir, mais quelque chose à laisser être.

Chaleureusement,


Anne

Commentaires


bottom of page