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ANNE BESURE

Fondatrice de Accemo® | Soins Harmonisants
Experte en accompagnement des traumatismes
Auteure | Illustratrice

Non, votre bébé ne fait pas de caprices: il communique à sa manière.

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Il arrive encore d’entendre dire qu’un bébé « fait des caprices » ou « cherche à manipuler ». Pourtant, rien n’est plus éloigné de la réalité du tout-petit. Un nourrisson n’a ni l’intention de provoquer ni la capacité de calculer. Lorsqu’il pleure, c’est qu’il vit quelque chose, dans son corps ou dans son cœur, qu’il ne peut pas encore gérer seul.


Pleurer, c’est son langage.

Un bébé n’a pas encore les mots pour exprimer ce qu’il ressent. Alors il pleure. Les pleurs sont une forme de communication: ils signalent qu’un besoin, un inconfort ou une émotion est présent.

Un bébé peut pleurer parce qu’il ou elle:

  • a faim, soif ou sommeil,

  • a trop chaud ou trop froid,

  • ressent une gêne physique, comme un mal de ventre,

  • a besoin de contact ou de sécurité,

  • vient de vivre un moment trop intense.

Il peut aussi arriver qu’aucune raison « visible » n’apparaisse. Le bébé pleure peut-être simplement pour libérer une tension accumulée, ou pour retrouver un apaisement grâce à votre présence.


Un système nerveux en développement.

Le système nerveux d’un bébé est encore immature. Il ne sait pas encore réguler seul ses émotions. Lorsqu’il pleure, il cherche un appui extérieur, une personne calme et présente, pour l’aider à retrouver un équilibre. C’est ce que l’on appelle la co-régulation.

Répondre aux pleurs avec douceur ne favorise pas des « caprices »: cela permet au cerveau de l’enfant d’apprendre, petit à petit, à s’apaiser.


Votre présence fait toute la différence.

Il n’est pas nécessaire d’agir de façon spectaculaire. Le plus souvent, c’est votre simple présence qui apaise votre bébé :

  • un contact peau à peau,

  • votre voix posée,

  • le bercement de vos bras,

  • votre regard attentif.

Même si vous ne comprenez pas immédiatement ce que votre bébé veut exprimer, le fait d’être là, avec bienveillance, change tout. Cela lui transmet:« Je t’écoute. Je suis là avec toi. Tu n’es pas seul·e. »


Dans le quotidien: que faire face aux pleurs ?

  • Rappelez-vous que votre bébé ne cherche pas à vous tester.

  • Prenez une respiration avant de répondre, surtout si vous êtes fatigué·e.

  • Portez-le, bercez-le, parlez-lui doucement.

  • S’il pleure longtemps malgré tout, ce n’est pas un échec : il a peut-être simplement besoin de relâcher une tension, avec vous comme appui.

Et si vous sentez que vous êtes à bout, n’hésitez pas à demander de l’aide, à passer le relais, ou à poser votre bébé en sécurité quelques instants pour souffler. C’est aussi cela, être un·e parent suffisamment bon·ne.


À retenir : Les pleurs de votre bébé ne sont jamais des caprices. Ils sont l’expression d’un besoin ou d’une émotion. En étant présent·e, vous l’aidez à se sentir compris·e, sécurisé·e… et à grandir en paix.


Dans le prochain article, nous explorerons une notion aussi libératrice que rassurante : celle du « parent suffisamment bon », formulée par le pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott.

Vous découvrirez pourquoi il n’est pas nécessaire d’être parfait·e pour être un·e parent solide, comment les erreurs et les ajustements participent au lien, et en quoi votre simple présence attentive est déjà un socle précieux pour votre enfant.

Parce qu’il est temps de faire de la place à une parentalité réaliste, vivante… et profondément humaine


A très bientôt,


Chaleureusement,


Anne

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