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ANNE BESURE

Accompagnement psychocorporel et émotionnel
Gestion du stress et des traumatismes
Fondatrice de l'approche ACCEMO® 
Auteure | Illustratrice

A TOI QUI A AIME SI FORT...

Si tu es ici aujourd'hui, c'est peut-être parce que ton cœur est lourd.

Peut-être regardes-tu tes enfants avec amour, mais aussi avec inquiétude. Peut-être vois-tu leurs blessures, leurs difficultés, leur solitude, et une question revient sans cesse :

« Qu'ai-je raté ? »

Alors j'aimerais t'inviter à déposer un instant ce poids.

Respire.

Et écoute.

Tu es une partie de l'histoire de tes enfants.

Tu n'es pas toute leur histoire.

Tu les as portés, nourris, protégés, consolés.

Tu les as aimés avec les ressources qui étaient les tiennes, parfois avec confiance, parfois avec peur, parfois avec les blessures de ton propre passé.

Mais tu les as aimés.

Et cela compte.

Lorsque nous avons grandi dans la solitude, l'insécurité ou dans la honte, nous pouvons développer une étrange croyance : celle d'être responsables de tout.

Comme si le bonheur de nos enfants dépendait entièrement de nous.

Comme si leur souffrance était forcément la preuve de nos insuffisances.

Pourtant, il y a là une illusion douloureuse.

Car aucun parent n'a un tel pouvoir.

Et parfois, curieusement, il est plus facile d'abandonner l'idée que nous sommes la source du bonheur de nos enfants que d'abandonner l'idée que nous sommes la source de leur malheur.

La culpabilité nous fait croire que tout repose sur nos épaules.

Mais tes enfants sont des êtres distincts.

Ils ont leur propre sensibilité, leur propre histoire, leurs propres rencontres, leurs propres défis, leur propre chemin d'humanité.

Et tu sais quoi ? Grandir consiste aussi à reconnaître l'autre comme un être différent de soi.

Tes enfants ne sont pas le reflet de ta réussite.

Ils ne sont pas non plus la preuve de ton échec.

Ils sont eux-mêmes.

Et toi, tu es toi.

Le véritable miracle n'est peut-être pas d'empêcher toute souffrance.

Aucun parent ne le peut.

Le véritable miracle est d'avoir transmis suffisamment d'amour, de présence et de sécurité pour qu'un enfant puisse, un jour, rencontrer sa propre souffrance sans être complètement détruit par elle.

Si tu as aimé.

Si tu as essayé de comprendre.

Si tu as cherché à grandir.

Si tu as essayé, chaque fois que tu l'as pu, de réparer ce qui avait été blessé.

Alors tu as déjà offert quelque chose de précieux.

Aujourd'hui, je t'invite à regarder avec douceur la femme que tu as été.

Non pas la mère idéale.

La mère réelle.

Cette femme courageuse qui a avancé avec ses blessures, ses doutes, ses limites et son immense désir d'aimer.

Et peut-être qu'il est temps, maintenant, de lui offrir la même compassion qu'elle a si souvent offerte aux autres.

Chaleureusement,

Anne

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